Les cinq actions qui font la différence en référencement local sont : créer votre fiche Google, la remplir correctement, obtenir des avis, vérifier que votre site fonctionne sur téléphone, et harmoniser vos coordonnées partout en ligne.
En août 2026, j’ai relevé 271 entreprises artisanales de Vaud, Fribourg et Valais romand : leur note moyenne est de 4,73 sur 5. Le problème n’est pas la qualité du travail, c’est la visibilité.
Ce que j’entends par « référencement local »
Le référencement local, c’est le fait d’apparaître dans le bloc de résultats géolocalisés que Google affiche en haut de page, souvent accompagné d’une carte. Ce bloc est distinct des résultats classiques. Il répond à des requêtes comme « électricien Lausanne » ou « coiffeuse Sion ».
Selon l’étude PME Digital Pulse 2025 de Localsearch et de la Haute école de Lucerne, 80 % de la population suisse passe par Google pour trouver une PME qu’elle ne connaît pas encore. Et 75 % suivent les recommandations d’amis ou de connaissances.
Ces deux comportements se rejoignent au même endroit : les avis en ligne. Quand quelqu’un vous recommande une entreprise, la première chose que fait son interlocuteur, c’est chercher cette entreprise sur Google et lire ses avis.
Ce que j’ai trouvé en relevant 271 entreprises romandes
En août 2026, j’ai mené moi-même un relevé sur 271 entreprises artisanales de Vaud, Fribourg et Valais romand. Voici ce que j’ai observé :
- 27 entreprises sur 271 n’ont aucune fiche Google.
- 170 entreprises sur 271 ont moins de dix avis.
- 24 entreprises sur 271 ont un site illisible sur téléphone.
- 11 entreprises sur 271 ont un site en panne ou non sécurisé.
- La note moyenne des entreprises qui ont des avis est de 4,73 sur 5.
- La majorité des fiches sont incomplètes : catégorie imprécise, horaires absents, photos manquantes.
Ce dernier chiffre mérite qu’on s’y arrête. Une note de 4,73 sur 5, c’est un excellent niveau de satisfaction client. Le problème n’est pas la qualité du travail, c’est la visibilité. Des artisans compétents restent invisibles faute d’une présence en ligne correctement remplie.
Les cinq actions qui comptent
1. Créer ou revendiquer votre fiche Google
C’est le point de départ. Selon l’étude PME Digital Pulse 2025 de Localsearch et de la Haute école de Lucerne, 87 % des PME qui ont un site web ont aussi une fiche Google. Pourtant, dans mon relevé, 27 des 271 entreprises n’en ont aucune.
Si votre entreprise existe depuis quelques années, une fiche a peut-être déjà été créée automatiquement par Google. Dans ce cas, vous devez la revendiquer pour en prendre le contrôle. Sinon, vous pouvez créer votre fiche Google professionnelle.
2. La remplir correctement : catégorie, prestations, horaires, photos
Une fiche créée mais vide ne sert à rien. Voici ce qu’elle doit contenir pour être utile :
- La catégorie principale : choisissez celle qui correspond le mieux à votre activité principale. C’est le critère le plus important pour apparaître dans les bonnes recherches.
- Les prestations : listez ce que vous faites concrètement. « Pose de parquet », « massage suédois », « comptabilité pour indépendants » : soyez précis.
- Les horaires : indiquez vos heures d’ouverture, y compris les jours fériés si vous travaillez.
- Les photos : ajoutez au minimum votre devanture, votre espace de travail et quelques réalisations.
Prenez le temps de remplir chaque champ. Une fiche complète est une fiche qui répond aux questions que se pose votre client avant de vous appeler.
3. Demander vos premiers avis
C’est la section centrale de cet article, parce que c’est là que le bât blesse le plus.
Dans mon relevé, 170 des 271 entreprises ont moins de dix avis. Pourtant, la note moyenne est de 4,73 sur 5. Ces entreprises ont des clients satisfaits : elles ne leur demandent simplement pas de le dire.
La méthode concrète :
- Listez vos trente derniers clients.
- Contactez-les au bon moment, juste après une prestation réussie, pas six mois plus tard.
- Donnez-leur un support simple : un lien direct vers votre fiche Google, avec une phrase courte qui explique en deux mots ce que vous attendez.
Ne demandez pas à tous vos contacts en même temps. Faites-le de façon régulière, au fil des missions.
Si vous préférez déléguer cette étape, je le fais aussi en prestation : avec un objectif chiffré annoncé d’avance et un relevé avant/après, pour 690 CHF en one-shot. Vous pouvez aussi choisir de faire remplir et activer votre fiche Google dans le cadre du pack fiche Google.
4. Rendre votre site lisible sur téléphone
Dans mon relevé, 24 des 271 entreprises concernées ne sont pas accessibles correctement sur mobile.
Cela dit, vous pouvez commencer sans site du tout. Selon l’étude PME Digital Pulse 2025 de Localsearch et de la Haute école de Lucerne, seules 36 % des PME suisses ont leur propre site internet, et ce chiffre tombe à 33 % chez les micro-entreprises. Une fiche Google bien remplie suffit pour apparaître dans le bloc local.
Si vous avez un site et qu’il n’est pas lisible sur téléphone, c’est le moment d’y remédier. Si vous n’en avez pas encore et que vous vous posez la question, vous pouvez consulter ce que coûte un site vitrine en Suisse romande.
5. Vérifier que votre nom, votre adresse et votre téléphone sont identiques partout
C’est ce qu’on appelle la cohérence NAP, pour Name, Address, Phone. Google croise les informations qu’il trouve sur votre entreprise à travers différentes sources : votre fiche Google, votre site, les annuaires en ligne, les réseaux sociaux.
Si votre adresse est écrite « Rue du Lac 4 » sur votre site et « Rue du Lac, 4 » sur un annuaire, ce n’est pas dramatique. Mais si votre numéro de téléphone a changé et que l’ancien numéro circule encore sur cinq plateformes différentes, Google a du mal à savoir quelle information est fiable.
Vérifiez au minimum : local.ch, search.ch, votre page Facebook ou Instagram si vous en avez une, et votre site.
Ce qui change quand le client demande à une intelligence artificielle
Selon l’étude PME Digital Pulse 2025 de Localsearch et de la Haute école de Lucerne, 19 % des personnes interrogées ont déjà utilisé une IA, comme ChatGPT ou Copilot, pour rechercher des services de PME. Les projections laissent entrevoir une part qui pourrait avoisiner les 50 % dans les prochaines années.
Ce que je constate de mon côté : des demandes arrivent déjà par ce canal. Des prospects me disent avoir trouvé mon nom via une réponse générée par une IA.
Le mécanisme est simple. Quand quelqu’un demande à une IA « quel est le meilleur plombier à Fribourg ? », l’IA consulte les sources disponibles en ligne. Une fiche Google complète, cohérente et bien renseignée fait partie de ce que ces systèmes lisent et citent. Une fiche vide ou incohérente, non.
Ce que vous pouvez faire vous-même, et à partir de quand ça vaut la peine de déléguer
Les quatre premières actions, créer votre fiche, la remplir, demander vos premiers avis, vérifier votre site sur mobile, se font en autonomie.
La cinquième action, la cohérence NAP, demande un peu plus de rigueur. Il faut recenser toutes les plateformes où votre entreprise est mentionnée, vérifier chaque occurrence et corriger les écarts. C’est faisable seul, mais c’est là que la délégation commence à avoir du sens si vous manquez de temps.
La campagne d’avis est aussi une étape où déléguer se justifie. Non pas parce que c’est compliqué, mais parce que la régularité et la méthode font la différence.
Ces actions ne garantissent aucun résultat précis. Elles créent les conditions pour être trouvé.
Questions fréquentes
1. Qu’est-ce que le référencement local en Suisse romande ?
Le référencement local, c’est l’ensemble des actions qui permettent à une entreprise d’apparaître dans les résultats géolocalisés de Google, notamment le bloc avec la carte, quand un internaute cherche un service dans une zone géographique précise. En Suisse romande, cela concerne les recherches en français avec une mention de ville ou de canton, ou les recherches faites depuis un téléphone avec la géolocalisation activée.
2. Ai-je besoin d’un site internet pour faire du référencement local ?
Non. Une fiche Google bien remplie suffit pour apparaître dans le bloc local. Selon l’étude PME Digital Pulse 2025 de Localsearch et de la Haute école de Lucerne, seules 36 % des PME suisses ont leur propre site, et beaucoup d’entre elles sont pourtant visibles localement grâce à leur fiche Google. Un site renforce votre crédibilité et vous donne plus d’espace pour présenter votre offre, mais il n’est pas indispensable pour commencer.
3. Combien d’avis faut-il pour être crédible ?
Il n’existe pas de seuil universel. Dans mon relevé, 170 des 271 entreprises ont moins de dix avis, et pourtant leur note moyenne atteint 4,73 sur 5. Le potentiel est là : l’important est de commencer à demander des avis, et de maintenir un rythme régulier.
4. Le référencement local est-il payant ?
Les actions de base sont gratuites : créer une fiche Google, la remplir, demander des avis. Si vous souhaitez déléguer la création et l’optimisation de votre fiche, le pack fiche Google est proposé à 99 CHF. C’est une prestation ponctuelle, sans abonnement.
5. Quelle différence avec le référencement classique ?
Le référencement classique, ou SEO, vise à faire remonter un site dans les résultats organiques de Google, toutes zones géographiques confondues. Le référencement local cible spécifiquement le bloc géolocalisé, qui s’appuie sur la fiche Google de l’entreprise plutôt que sur son site. Les deux peuvent se compléter, mais le référencement local est souvent plus rapide à mettre en place et plus directement utile pour une PME qui travaille dans une zone géographique délimitée.
Pour aller plus loin
Vous avez lu jusqu’ici. Vous savez maintenant ce qui manque à votre présence en ligne.
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Source : Étude PME Digital Pulse 2025, Localsearch et Haute école de Lucerne (HSLU), 2025 – localsearch.ch/fr/etude-sur-les-pme/